Archive for the ‘Peut mieux faire…’ Category

Un peu d’humour, que diable !!;)

lundi, décembre 29th, 2008

Voici le texte du sketch présenté par Patrick Stora, vice-président de l’AFAR,
en ouverture de la table ronde sur l’accueil et l’écoute en
maternité, à l’occasion de le 2e Journée Petite Enfance, à la mairie
du 14e arrondissement de Paris, le 16 mai 2004.

—–

Sketch retraçant le « colloque singulier » entre deux protagonistes,
le médecin (Dr) et sa patiente (Mme).

– Dr: bonjour madame, que puis je faire pour vous?

– Mme: bonjour docteur, je crois que je suis enceinte.

– Dr: très bien, nous allons voir cela, quelle est la date de vos
dernières règles?

– Mme: le premier jour était le 1er avril, je m’en souviens bien,
d’autant que je suis très bien réglée.

– Dr: vous seriez enceinte du 15 avril sans doute, nous allons
vérifier cela par une échographie…

Bien, les mesures échographiques donnent un début de grossesse du 12 avril.

– Mme: mais, docteur mon mari n’est rentré de déplacement que le

14 avril.

– Dr: je suis désolé madame, l’échographie affirme le 12 avril.

Bien, nous allons faire la déclaration de grossesse, les examens au
laboratoire et vous reviendrez une fois par mois en consultation.

Vous aurez une nouvelle échographie le 25 juin pour le dépistage de
la trisomie, une prise de sang entre le 12 juin et le 7 juillet pour
ce même dépistage.

– Mme: mais docteur, est-ce la peine ? On m’a dit que ces examens
n’étaient pas vraiment fiables.

– Dr: c’est mieux pour vous. Et puis, vous aurez été prévenue, et
moi je suis couvert.

Et puis, vous savez, l’amniocentèse ne cause que 0.5% de fausses
couches. Il vaut mieux une fausse couche, c’est plus vite oublié
qu’un enfant mongolien que l’on traîne toute sa vie.

Ensuite vous aurez l’échographie morphologique le 4 septembre par
notre échographiste de référence. Il vous en coûtera 50 euros, non
pris en charge par la Sécurité Sociale, vous comprenez, le prix des
assurances avec tous ces procès !

Enfin, à 8 mois vous prendrez rendez-vous avec l’anesthésiste pour la
péridurale.

– Mme: mais docteur, je ne sais pas si j’en veux.

– Dr: avoir mal au 21e siècle, enfin madame… De toute façon, il
faudra vous décider maintenant, et au mieux le matin quand vous
rentrerez pour accoucher. Nous fixons la date au 2 janvier.

– Mme: un déclenchement, docteur?

– Dr: si vous voulez, disons que l’on évitera les surprises, vous
aurez passé tranquillement les fêtes de fin d’année en famille, et
ensuite, toute l’équipe sera là pour vous accueillir et vous serez
sûre d’avoir votre péridurale. A 8 heures on démarre, et vous aurez
votre bébé avant la soirée… Super, non?

Ah oui, vous prendrez quelques cours de préparation à l’accouchement
avec les sages-femmes, cela leur fera plaisir. Moi je trouve cela
superflu, puisque avec la péridurale vous n’aurez pas mal, c’est bien
là l’essentiel.

D’ailleurs il n’est pas utile que vous appreniez à pousser puisque
vous aurez un forceps, et aussi une épisiotomie pour éviter les
incontinences.

Vous n’êtes pas allergique aux antibiotiques, madame?

– Mme: non docteur, pourquoi?

– Dr: vous aurez aussi une délivrance artificielle du placenta, cela
évitera l’attente et, au cas où, l’hémorragie. Donc avec la
délivrance, vous aurez des antibiotiques.

– Mme: merci docteur. Que pensez vous de l’haptonomie?

– Dr: l’ap quoi? Ecoutez madame, c’est une maison sérieuse ici,
alors lisez des livres convenables, Laurence Pernoud si vous voulez,
ou mieux n’écoutez que mes conseils !

– Mme: et pour allaiter mon enfant au sein?

– Dr: ah oui, c’est un peu la mode actuellement, vous en parlerez
avec la sage-femme, c’est des trucs de femme après tout.

Au revoir madame.

Trop de césariennes en France ! Le rapport qui accuse…

dimanche, décembre 21st, 2008

Un récent rapport de la Fédération hospitalière de France met en lumière, avec une intensité renouvelée, ce que l’on savait déjà : le taux de césariennes dans l’Hexagone est largement trop élevé. Sur la sellette, les cliniques privées, à l’origine de la plupart des abus selon la FHF, pour des raisons de convenance… pour ne pas dire de gros sous.

Le rapport dans son intégralité : etude_cesarienne_fhf1.pdf

La réaction de l’association Césarine : 

14/12/2008 – Communiqué de presse
>
> Limiter les taux de césariennes, oui… en repensant le suivi de la
> grossesse et de l’accouchement !
>
> L’association Césarine, dédiée depuis 2002 à l’échange, au soutien et
> à l’information autour de la naissance par césarienne, ne peut
> qu’applaudir au fait que la question des césariennes abusives soit
> mise en avant dans le rapport de la Fédération Hospitalière Française.
>
> L’information n’est hélas pas nouvelle. Notre association avait déjà
> mis en lumière en 2006 l’augmentation continue des taux de césariennes
> dans un dossier intitulé « 2 fois plus de césariennes en 20 ans ! Que
> s’est-il passé ? Quelles conséquences ? » présenté lors des Etats
> Généraux de la Naissance. La DRESS avait déjà pointé les disparités
> public / privé et niveau 1 / niveau 3 en 2003. Les taux de césariennes
> des maternités, disponibles depuis quelques années sur des sites grand
> public, sont notoirement très variables.
>
> Le problème existait donc bien avant la mise en place de la T2A, et ne
> trouvera pas sa solution dans un abord purement comptable du taux de
> césariennes.
>
> En effet, les écarts entre les taux de césariennes ne sont que la
> conséquence visible de pratiques différentes. Les témoignages que nous
> avons recueillis montrent une grande hétérogénéité dans la prise en
> charge de circonstances identiques, allant parfois jusqu’au non
> respect des RPC. Par exemple, le suivi à terme varie fortement,
> certaines maternités pratiquant un déclenchement systématique à terme,
> quelles que soient les conditions locales, ce qui peut mener à des
> césariennes qui sont justifiées au moment où elles sont faites
> (stagnation, souffrance fœtale) mais qui n’auraient peut être pas eu
> lieu sinon.
>
> La notion de césarienne « inutile » doit donc être examinée dans la
> globalité de l’accouchement. C’est tout le suivi de la grossesse et de
> l’accouchement qui doit être repensé. Limiter le taux de césariennes,
> sans remettre en cause les pratiques actuelles et les conditions
> d’exercice des professionnels, pourrait même induire d’autres actes
> aussi mal vécus par les mères, par exemple un recours plus fréquent
> aux extractions instrumentales.
>
> Par ailleurs, nous regrettons que la question des conditions de
> réalisation des césariennes soit éludée. Il ne nous paraît pas normal
> que dans certaines maternités, le père ne soit pas autorisé à assister
> à la naissance, la mère ne puisse pas rester avec son enfant pendant
> la surveillance post-opératoire, alors que dans d’autres maternités il
> s’agit de l’usage en vigueur. Le suivi post-opératoire pourrait être
> amélioré, nombre de mères rentrant chez elles avec une information
> minimaliste sur les suites de leur césarienne.
>
> Le rapport de la FHF a le mérite de remettre les conditions
> d’accouchement en France sous les projecteurs. Posons-nous, enfin, les
> vraies questions de fond !
>
> Sonia Heimann & Karine Sizgoric

Une superbe réponse à l’article infâmant de Marianne

jeudi, novembre 27th, 2008

Lettre envoyée par Amélie Piégay à Isabelle Saporta, extraite du site http://planeteco.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2008/11/23/ecologie-et-feminisme-a-lille.html

« Accouchement à la maison, allaitement long, couches lavables, la liste est longue et vous horrifie. Elle décrit pourtant mon quotidien et me range donc dans la case de ces femmes que l’écologie « renvoie à la maison »… Méchante écologie phallique qui opprime les femmes du XXIe siècle ! Devant une telle caricature, je me sens contrainte de vous répondre.

Repenser le monde du travail et de l’agro-alimentaire

Je ne comprends pas votre cheminement. Vous listez les scandales sanitaires avec justesse, mais la seule conclusion que vous en tirez, c’est qu’ils vont sonner « le glas de la libération de la femme » et que Nicolas Sarkozy a raison de vanter les couches jetables ! De la même manière vous décrivez les difficultés pour les mères (mais ce n’est pas nouveau !) de retourner au travail après un, deux, trois enfants, et vous incriminez l’écologie. Pas un instant vous n’envisagez que ce soit le monde de l’agro-alimentaire et du travail qui soient à repenser.

Mère contre enfant, père zappé

Vous opposez le bien de l’enfant et le bien de la mère. Vous déniez tout rôle au père et vous évitez de trouver une solution qui permette de concilier les deux. Une main sur un œil, vous semblez ne voir le monde que de l’autre, comme s’il était coupé en deux moitiés strictement inconciliables : les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Pour vous, la « tyrannie verte » ne concerne que les femmes et vous zappez totalement le rôle des hommes (tyrans ? absents ?). Bien sûr c’est la femme qui donne le sein, mais ne me dites pas que vous ne connaissez aucun couple biberonnant où l’homme continue de ronfler pendant que la femme se lève pour préparer le bib’ ! Quant aux couches lavables, je vous signale que l’on a inventé la machine à laver il y a un certain temps déjà.

Vous parlez de la quête éperdue d’une vie 100 % bio et là, vous avez raison, ça n’existe pas. Il s’agit à l’échelle globale de la planète de faire pencher la balance du côté d’une vie plus saine. Mais pourquoi parlez-vous sans cesse des mamans ? Je connais des centaines de papas qui ne sont pas tous chez les Verts et qui sont les premiers à s’inquiéter et à se proposer pour offrir une vie plus saine à leurs enfants. Vous citez des chiffres sur la répartition des tâches ménagères… qui ne sont pas le reflet du peuple écolo où les compagnons des soi-disant femmes des cavernes sont au contraire particulièrement présents.

La modernité ne peut faire l’impasse sur l’humain

Je me demande dans quel cerveau a pu naître l’idée que l’allaitement était une « aliénation totale » ! Pas un instant vous ne vous demandez si la mère peut y trouver du plaisir. Nous ne sommes pas des vaches qu’on trait, nous donnons un peu de nous-mêmes et nous recevons en échange. La modernité qui semble pour vous n’exister que par l’industrie (machines, aliments artificiels, etc.), ne peut de mon point de vue faire l’impasse sur l’humain. L’allaitement n’est pas une aliénation, c’est un lien au contraire. Un parmi d’autres. A chaque couple (et j’insiste sur le fait que c’est une décision qui se prend à deux) de faire son choix.

Vous citez des phrases excessives et caricaturales pro-allaitement, mais j’en ai tout autant entendu dans l’autre sens. Il n’y a aucun intérêt à dresser d’un côté des féministes de la première heure qui feraient passer leur émancipation avant leurs enfants, et de l’autre des écolos arriérées qui s’abîmeraient dans les couches. Quant à la liberté féminine dont parle Elisabeth Badinter, si elle ne passe que par des petits pots et des couches jetables, c’est une bien piètre liberté.

Sur l’accouchement à la maison vous enfoncez le clou en mettant en exergue un fait divers dramatique sans penser que l’hôpital aussi est responsable de cas tout aussi tragiques (et rares heureusement) de décès de la mère ou de l’enfant. Les femmes qui accouchent à la maison ne souhaitent pas la douleur et n’y voient aucune dimension biblique. Pour moi, la douleur était le dommage collatéral d’un meilleur respect… de moi en tant que femme. Pour moi, être ligotée dans la position la moins efficace avec des tuyaux partout était une négation de ma féminité et de mon statut d’être humain. Je ne veux imposer ce ressenti à personne, je veux que cela puisse être mon choix comme dans d’autres pays d’Europe.

Bref notre prétendu retour à l’âge de pierre se fait tout de même avec des machines à laver, des machines à pain, des sages femmes équipées de monitoring tout à fait modernes, des épilateurs (si, si !) et des ordinateurs reliés à internet…

Nous, aujourd’hui, nous savons

Vous dites que nous allons le payer cher ? Ce ton comminatoire semble oublier un petit détail… ce que nous payons cher aujourd’hui, c’est votre émancipation. Car c’est au prix de votre liberté puis de la nôtre, hors de question de le renier, que nous avons hérité d’une planète dévastée, polluée par des couches jetables, des meubles à bas prix et des aliments dénaturés qui vous ont permis de quitter les fourneaux auxquels des générations d’hommes (et de femmes) vous avaient assignées. Attention, je ne critique pas votre combat, comment le pourrais-je, car d’une part c’est grâce à vous aujourd’hui que je vote, que je travaille, que j’ai mon compte bancaire, etc. et que d’autre part vous ne saviez pas. Vous avez fait confiance à l’industrie, à l’agro-alimentaire qui vous serinaient d’aller travailler l’esprit tranquille puisque les produits inventés pour vous soulager des corvées étaient d’une totale innocuité. Vous ne saviez pas… mais nous, aujourd’hui, nous savons. Bien sûr qu’il y a un retour de bâton, bien sûr qu’il est excessif. Il faudra un peu de temps pour arriver à une position médiane raisonnable, mais vos propos n’y aideront certainement pas.

Nous sommes la génération de la réparation

Nous vivons dans un monde qui ne ressemble pas au vôtre. Nous avons perdu la légèreté, l’insouciance, pour plonger dans un cauchemar où, comme vous le précisez justement, chaque jour apporte sa nouvelle annonce d’une catastrophe sanitaire et environnementale à venir. Alors nous n’avons pas le choix. Vous avez été la génération de la conquête, nous sommes la génération de la réparation. Vous avez créé, nous devrons détruire… et réinventer.

Car l’écologie n’est pas ce triste enfer gris que vous décrivez. C’est notre réponse, notre combat à nous, femmes du XXIe siècle, pour tenter d’offrir à nos enfants un monde vivable. Et si certaines d’entre nous renoncent à travailler, ce n’est pas à cause de l’écologie, c’est leur choix, tout simplement. Ce n’est pas le mien. Des femmes déçues par le monde du travail qui s’abîment dans la maternité ? Il y en a… autant que de femmes déçues par leur maternité et qui se jette à corps perdu dans le travail. Comme de nombreuses autres femmes, j’ai pour ma part choisi de consacrer une année ou deux de ma vie pour donner à mon fils mon amour, mon temps, un cadre de vie moins pollué et des aliments sains. Bientôt je vais reprendre ma vie de femme active en ayant la sensation d’avoir apporté ma pierre à l’édification d’une société différente.

Et non, je ne veux pas « tuer ma mère » qui avait arrêté de travailler pour nous élever, je veux faire mieux qu’elle : m’occuper de mon enfant ET me réaliser au travail. Je veux les deux et je pense qu’une société moderne doit pouvoir m’offrir cela.

Aidez-nous à construire le XXIe siècle

Vous vous trompez de combat. L’écologie n’est pas plus l’ennemie de la femme que la voie d’un retour au Paradis terrestre. Vous devez comprendre que le combat environnemental n’est qu’une partie de la vision globale d’une société où la femme a toute sa place (mère et femme). Il n’y a pas de « morale écologique » qui condamne des « petites choses » ! Il y a une planète polluée sur 100 % de sa surface et sur laquelle les femmes comme les hommes ne pourront bientôt plus vivre. Il y a de nouveaux combattants, femmes et hommes, des militants de leur époque qui voient dans leur lutte une suite logique à celle des féministes de la première heure et non un antagonisme aussi violent. Mais cette lutte est vaine si elle est isolée. Ne nous jugez pas du haut de votre XXe siècle, aidez-nous à construire le XXIe siècle. »

Ecrit par : Céline Scavennec | 25/11/2008

Ecologie et féminisme : la PREUVE que ce n’est pas incompatible, mais au contraire indissolublement lié !

jeudi, novembre 27th, 2008

Comme quoi, si Isabelle Saporta n’est pas l’avenir du journalisme, le féminisme semble celui de l’écologie…

Annonce tirée du site : http://planeteco.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2008/11/23/ecologie-et-feminisme-a-lille.html

Il est recommandé d’assister à la journée proposée conjointement par les associations Chiche! et Rêvolutives le samedi 6 décembre au Foyer des jeunes travailleurs de Lille sur le thème Qui compte ? « La religion de la croissance et du PIB nous a habitué-e-s à ignorer des pans entiers de l’activité humaine. Les conséquences en ont été la dévalorisation du travail domestique, presque exclusivement féminin et jamais comptabilisé dans les statistiques économiques, mais aussi la non prise en compte de la valeur de notre patrimoine naturel.

Écologie et féminisme se rejoignent ainsi pour mettre en lumière les fonctionnements les plus aberrants de notre société, et lui faire des propositions révolutionnaires.

Sylvia Di Luzio, chargée d’études en rapports sociaux de genre, brossera le tableau de l’histoire commune des mouvements écologistes et féministes depuis les années 1970.

Sandrine Rousseau, économiste à Lille 1 et coordinatrice du dossier « Ecologie et féminisme » de la revue EcoRev’, interrogera le modèle de l’égalité hommes/femmes au regard de ses conséquences écologiques.

A l’heure où se dessine une critique généralisée du PIB (indicateurs de développement humain, commission Stiglitz, etc.), l’écologie politique prend part au débat. Tout évaluer, pourquoi ? et dans quels intérêts ? Evaluation démocratique ou technicienne ? Les chiffres peuvent-ils vraiment nous mener vers un autre rapport à l’humain et à son environnement ?

Aude Vidal, membre de Rêvolutives, rendra compte du rapport Viveret et de sa réception.

Luke Haywood, doctorant en économie, fera état des débats actuels autour de la question de l’évaluation.

Programme de la journée : 10h-12h – « L’évaluation en question »

A midi, buffet à prix libre. 15h-17h – « Ecologie et féminisme »

La rencontre est ouverte à tous-tes et se déroulera le samedi 6 décembre au Foyer des Jeunes Travailleurs, 17 rue Thumesnil à Lille (lieu sous réserve).

Pour préparer cette journée, projection du film Who’s counting ? Sexe, mensonges et mondialisation de Terre Nash (Canada, 1995). Dans ce film, Marilyn Waring démystifie avec ironie et intelligence, à l’aide d’exemples très concrets, le langage économique pour faire émerger une autre vision de l’économie – une vision qui peut changer notre façon de vivre sur cette planète. La projection aura lieu le vendredi 5 décembre à 20h30 au cinéma L’Univers, 16 rue Danton à Lille.«